Bienvenue : profil - message - déconnexion
  1.  » Index des articles
  2.  » anglaise quiver bolo
  3.  » technique

La pêche à l’anglaise au coulissant par julien92

La pêche à l’anglaise au coulissant est souvent considérée comme une technique difficile. Un des secret repose sur un montage bien fait, qui, si on repecte quelques points clés fait toute la différence entre une partie de pêche où on se bat avec son montage et une partie de pêche réussie. Je vais ici détailler le montage de base passe partout et souligner les points importants. Vous aurez toutes les clés en main pour faire une belle bourriche avec cette technique, ce qui procure une très grande satisfaction. Cette technique n’excelle pas dans la finesse et s’adresse principalement aux moyens et gros poissons dans des fonds importants (> 4m) où la pêche au fixe devient impossible.

Le matériel :

  • La canne : une anglaise medium ou strong pouvant lancer au moins 20 gr, de préférence de 4m50 mais une 3m90 fait très bien l’affaire.
  • Le moulinet : le même qu’utilisé pour les peches habituelles à l’anglaise, garni en 18 ou 20% voire plus si on pêche des très gros poissons, inutile de trop finasser.

L’action de pêche :

Pour le sondage, mettre tous les plombs contre l’émerillon inférieur sans bas de ligne. Tâtonner jusqu’à trouver la profondeur (on pourra dégrossir le travail avec une canne sondeuse style pêche au vif avec un flotteur coulissant). Une fois que le flotteur commence à talonner, enlever 5 cm de fond, placer les plombs normalement et ajouter le bas de ligne. Le bas de ligne traine franchement. Le lancer se fera en souplesse et on prendra soin de freiner la ligne à son arrivée dans l’eau pour qu’elle s’étale bien. Ramener quelques mètres derrière le coup et ouvrir le pick up. Le temps que la ligne coulisse, le flotteur ressort nettement et se dandine. Quand il atteint les ligatures, il s’enfonce et le fil ne se dévide plus. Attention, le flotteur se rapproche quand la ligne coule c’est pour ca qu’il faut rester en retrait du coup. Une fois la ligne en place, ajuster le placement sur le coup.

Pour fixer les idées j’utilise un flotteur de 8 gr avec 4,5 gr sur la ligne en eau calme dans 4 m de fond à 25 m. Pour un fond de 6 m, avec vent ou très léger courant, j’utilise un 14 gr avec 8 gr sur la ligne. Vous voilà prêts pour faire vos premières grosses bourriches au coulissant. Au début ne cherchez pas à pêcher trop loin, trop profond et trop léger. Ca viendra rapidement une fois que vous vous serez familiarisé.

Le montage :

schémas montage pêche à l'anglaise au coulissant

  • Les ligatures : en faire deux n’est pas de trop pour qu’elles ne bougent pas. Elles doivent être en fil fin 14 ou 16 %. Il ne faut surtout pas couper les brins morts à ras mais laisser 4 ou 5 cm de fil sinon elles coinceront dans les anneaux lors du lancer. Laisser de longs brins morts les rend souples et elles passent sans problème. Ne surtout pas négliger ce point, c’est peut être le plus important. Pour améliorer leur blocage, tendre le fil, les déplacer et relâcher le fil.
  • La petite perle : genre perle pour bracelets pour enfants. A intercaler entre le flotteur et les ligatures. Son rôle est d’empêcher le flotteur de passer au dessus des ligatures. Elle doit donc être suffisamment grosse pour ne pas passer à travers l’attache du flotteur et son trou doit être suffisamment petit pour bien se bloquer au niveau des ligatures, sans se coincer dessus.
  • L’attache du flotteur : une attache coulissante spécialement conçue, avec un œillet en céramique ou téflon pour glisser sur le fil et une agrafe pour fixer le flotteur.
  • Le flotteur : un waggler à bulbe, de bonne taille. Les plus couramment utilisés font entre 8 et 20 gr, suivant le fond, le courant et la distance de pêche. Comme il faut beaucoup de plomb sur la ligne (50 à 80% de ce que peut supporter le flotteur), préférer les modèles faiblement pré-plombés et/ou sur lesquels on peut enlever beaucoup de rondelles de pré-équilibrage.
  • Le premier micro-émerillon rolling et le stop float : son rôle est de fournir une butée inférieure pour le flotteur pour qu’il ne descende pas jusqu’à la plombée principale. Ca a deux rôles : moins d’emmêlages au lancer et le flotteur étant bloqué plus haut, la ligne à moins à coulisser lors de la mise en place de la ligne, on gagne du temps. Certains bloquent avec des petits plombs, je préfère l’émerillon car, premièrement il ne bronche pas d’un poil au cours de la pêche et deuxièmement, on peut récupérer sa plombée en fin de pêche. Ca évite de la refaire à chaque fois si on utilise souvent le même montage. Plombs ou émerillons, on prendra soin de mettre au dessus un petit stop float en caoutchouc qui permet d’amortir le choc lorsque le flotteur redescend. Surtout si on utilise un émerillon, le stop float protège le nœud (nœud de cuillère).
  • La partie intermédiaire de la ligne : elle doit être faite avec le même fil que le moulinet ou à peu près. Les longueurs représentées sur le schéma ne sont que des ordres de grandeurs, à adapter selon la pêche et le matériel. Il faut que sa longueur totale soit la plus longue possible en fonction de ce que permet la canne, toujours pour ces histoires de mètres gagnés en coulissage du flotteur.
  • La plombée principale : plombée massive, constituée de grosses grenailles ou d’une olivette. L’accompagner de deux trois cendrées permettant d’alourdir la plombée secondaire si nécessaire. Cette plombée constitue environ 90 % de la plombée totale.
  • La plombée secondaire : elle permet de parfaire la présentation de la ligne. Grace à elle, le poisson n’est pas directement en contact avec la plombée principale. La touche doit cependant rester visible. Un bon ordre de grandeur est environ 10% de la plombée totale. Cette plombée doit se constituer de trois plombs ce qui permet soit d’alourdir le plomb de touche, soit d’être allégée en en remontant un plomb sur la plombée principale si nécessaire. Elle doit se trouver environ 30 à 40 cm en dessous de la plombée principale et à 30 ou 40 cm du bas de ligne.
  • Le plomb de touche : collé à l’émerillon il permet un relai supplémentaire avec le poisson qui n’est alors pas directement au contact de la plombée secondaire.
  • Le second micro-émerillon rolling : en plus d’alourdir le plomb de touche, il permet de limiter le vrillage.
  • Le bas de ligne : il doit être long ! environ 60 cm. Inutile de finasser, car vu le montage lourd en plomb nécessitant des ferrages appuyés, un fil trop fin casserait. Hameçon de 18 sur 10 % pour les plus téméraires en situations difficiles, sinon un 12 % est plus confortable. C’est comme au feeder, le bas de ligne traînant pas mal, il est discret par nature. Donc suivant les pêches de 12 à … 16, 18…% pour des hameçons de 16 à …12, 10… Ca dépendra des poissons visés.

un grand merci à julien92 pour cet article